C’est l’été !

Toute petite avancée sur  Le village de Marie.

La prochaine fois, je viendrai avec les mariés sur le perron de l’église !

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C’est l’été et la semaine prochaine nous promet la canicule. Nous allons découvrir s’il fait moins chaud ici qu’à Grenoble. On croise les doigts !

Quand nous sommes arrivés, mon premier achat pour le jardin a été trois paquets de graines bio : des bleuets, des coquelicots et des fleurs variées. Je ne m’attendais pas à avoir autant de coquelicots sur notre parcelle !

Méticuleusement, Jacques a fait des semis, puis mis les petits plans en terre tout récemment. Je vais donc avoir des coquelicots, et surtout des bleuets dont le premier s’est ouvert aujourd’hui.

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Quelle merveille ! Il faut savoir que si je vois des bleuets dans un champ quand nous nous promenons (ici c’est plus que rare !), je suis prête à sauter de voiture pour les prendre en photo.

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Qui dit jardin, dit « herbe qui pousse ». Cet après-midi, j’ai eu droit à la tondeuse. Un jeu pour Jacques et les jeunes.

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Shanghai continue de vieillir. Il est à un mois de ses quatorze ans. Il n’est, physiquement parlant, plus que l’ombre de lui même. Il a tout d’une serpillière, la vue et l’odeur. Comme il boit énormément et en bave presqu’autant, nous devons toujours faire attention de ne pas glisser sur l’eau qu’il perd dans la maison.

Côté activité, il se contente du minimum : de mes pieds à la gamelle, de la gamelle au jardin, du jardin à mes pieds, de mes pieds à son panier, de son panier à la gamelle … tout doucement, pas un pas plus vite que l’autre.

Quant à Elvis, la météo nous ayant annoncé des orages, il doit avoir peur que le ciel lui tombe sur la tête. Alors dehors, il se planque sous le banc et attend que le temps passe. Sauf si Mika vient le chercher pour une partie de rigolade !

Mika est lui une boule de poils en activité permanente. Il est très rigolo à regarder vivre. Il ne s’économise pas quand il est dehors.

Tu le sais que tu n’as pas le droit de marcher sur mes futurs glaïeuls !
Tu le sais que tu n’as pas le droit d’embêter les poules !
Voilà, viens me voir !

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C’est tout pour aujourd’hui ! Je viens de recevoir des photos de Mademoiselle Clarisse à la mer. Elle est très heureuse. Je me demande juste quand Véronique prend le temps de se reposer…

A bientôt

Catherine

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Le village et les coquelicots

Ce matin, réveil en fanfare sous un ciel mitigé. Jacques doit aller aider Véronique à superviser son déménagement … une fois de plus. Elle s’installe avec Clarisse dans un bel appartement entièrement refait à son goût. La petite aura une grande chambre et une salle de jeu. Finies les nuits sur le canapé pour Véronique qui aura aussi sa chambre. Et elles auront une grande salle à vivre pour vivre « entre filles, sans se chamailler », comme dit Clarisse.

Cet appartement, nous le connaissons bien, puisque c’était le nôtre avant que Véronique le rachète !

Depuis, après une brève averse, le soleil s’est levé sur mon champ de coquelicots. C’est vrai, le tour de notre petite piscine est un champ de coquelicots. Ils sont magnifiques !

Une des deux tiges du grand yucca croule sous le fleurs. A part dans l’Ile de Ré, je n’en avais jamais vu de si beaux !

Toujours suivie de Mika, je fais le tour du propriétaire avec plaisir, malgré des douleurs toujours plus vives. Shanghai fait de plus en plus souvent la grasse matinée. Quant à Elvis, quand il est dehors, il vit sa vie.

Je brode un peu plus en ce moment. Le village de Marie est un vrai stimulant !

J’ai fini le toit -c’était long !– et la rosace au fronton de l’église. J’ai placé tout ça dans un champ de coquelicots.

Il me tarde de commencer à broder les petits personnages qui vont animer ce joli village.

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Avant de partir, je veux adresser une pensée attristée à Patrick qui nous a quittés il y a quelques jours. Je l’avais rencontré sur le net, où il tenait une page Facebook consacrée à l’île de Ré qu’il aimait, celle où il était né et avait grandi. Au fil des jours et des articles, nous avions tissé un lien amical qui m’était précieux.

Adieu Patrick Île de Ré (son Histoire, sa Géographie, la Mer). Repose en paix sur ton île adorée. Mille caresses à Ghosty Goumard qui perd son Papounet en ce triste mois de juin.

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A bientôt !

Catherine

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Le village de Marie et blablabla

Ça y est, je me suis lancée ! Avant de démarrer, il a fallu que je prépare mes fils, parce que pour un ouvrage de cette taille, il faut une sacrée palette de couleurs.

Ça c’est fait !

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En fait, je n’ai rien trié du tout. J’ai juste sorti du carton tous les fils qui traînaient et que j’ai regroupés quand nous avons déménagé. Marie a bien dit qu’on peut choisir ses couleurs !

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Notre région a essuyé hier après-midi un très gros orage dévastateur. Cyrille qui était à quelques kilomètres de chez nous a eu de gros dégâts sur sa voiture. Le pire, ce sont les producteurs de fruits qui ont vu leur récolte déchiquetée par les grêlons en quelques minutes. Et malheureusement, une personne a perdu la vie dans un camping, un arbre lui étant tombé dessus.

Ici le seul dommage est que les coquelicots n’ont plus un pétale. Mais.. je les avais photographiés le matin mes coquelicots ! Et avec tous les boutons qui restent, j’aurai de nouvelles fleurs bien vite.

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Le jardin donne des radis et des salades. Et on voit mûrir les premières groseilles. Et les premières framboises. Il y en a des framboisiers !

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Et bien sûr des fleurs, des fleurs, des fleurs. La plus jolie, c’est Clarisse qui nous réjouit chaque fin de semaine. Elle est mutine, vivante, gaie, et jamais à court d’idées. Là, elle avait trouvé que se laver les mains dans la piscine après avoir arraché de l’herbe, c’était bien pratique !

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Je lui ai fait prendre la pose devant le grand yucca et le sapin que nous avons replanté après Noël. Qui des trois grandira le plus vite ?

Centranthes et coquelicots font bon ménage
Papillon petite tortue et guêpe poliste, ce matin
Les nigelles sortent en bleu, en blanc ou en rose.

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C’est beau d’avoir toutes ces fleurs sous les yeux tous les jours.

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Alors, le village de Marie ?

J’ai brodé (pour l’instant) le clocher, les oiseaux de l’amour et un morceau du toit de l’église.

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A bientôt !

Catherine

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Le village de Marie : un samedi à St-Amour

Le voilà le projet gigantesque qui va me remettre sur pieds et bien dans ma tête !

Il est proposé par Marie, créatrice de l’Atelier des Fées Brodeuses de qui j’avais déjà brodé l’Arche de Noé il y a déjà… six ans.

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C’était en compagnie de Michèle qui nous avait pilotées dans le projet des 100 enfants (que je dois terminer). C’est elle qui m’a décidée à me lancer dans ce joli village que l’avais repéré dès que Marie en avait évoqué l’idée.

Le concept est tout à fait enthousiasmant : le point de départ est un village nu, composé d’une gare et de huit maisons :

  • la bastide de Manon,
  • le cottage de Mimi,
  • l’heure du goûter,
  • l’Atelier des Fées,
  • la fleuriste
  • la boutique de mode,
  • la guinguette,
  • la gare,
  • l’école/mairie.

Marie met à disposition des éléments supplémentaires réservés aux participantes pour personnaliser ce village. La mairie fait partie de ces bonus. Tout comme des écureuils, des chiens, des arbres, une volière, des cyclistes, des barrières, une cabane dans un arbre, un coq, … tout ce qui rend un village vivant.

Michèle a proposé un village tout en longueur qui me séduisait beaucoup, mais compliqué à broder. Et puis, c’était son idée.

Je me suis arrêtée sur une version « clef en mains » créée par Marie : le village sur deux rues, avec la gare en haut.

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Je me réserve le droit d’ajouter quelques bonus qui ne figurent pas sur le dessin de Marie, comme un pêcheur et des saules pleureurs. Il y a de la place pour les caser !

D’autres brodeuses feront un village sur trois rues, la mairie et les mariés au centre.

Pour démarrer, j’ai repéré ma toile, histoire de ne pas m’y perdre. Mille points de large, c’est un sacré ouvrage !

Je broderai avec des fils DMC, et utiliserai (peut-être) des fils légèrement dégradés pour les toitures et les arbres.

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Voilà, c’est parti en cette mi-juin, et mon repèrage (à finir) me permettra de broder dans l’ordre qui me plaira !

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Après trois jours de pluie incessante, mon village à moi a retrouvé un peu de soleil. Les coquelicots ont repris de leur superbe.

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Hier sous une pluie battante et à quelques mètres des ancolies blanches j’ai découvert un pied d’ancolies bleues ! Des simples.

Notre maison en arrière plan

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A bientôt,

avec mes premiers points du village de Marie !

Catherine

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J’ai fini mon chien !

Point par point, mais surtout très lentement, je suis venue à bout de cette jolie broderie : un petit chien avec une couronne de fleurs de Lucie Heaton.

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Je vais le faire monter sur un petit sac à dos pour Clarisse.

Côté point de croix, je vais commencer prochainement un très joli projet avec un groupe de brodeuses. C’est un grand ouvrage d’une créatrice que j’aime beaucoup. J’en dirai plus prochainement !

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Depuis hier, nous essuyons un temps de cochon. Il n’y a pas d’autre mot pour dire ce que nous prenons sur la tête ! Il paraît que ça va continuer demain. Heureusement que nous avons fait le plein de soleil la semaine passée alors que nous avions Clarisse à la maison.

Elle a jardiné, joué à la poupée avec ses deux nouvelles amies, couru, sauté, bien mangé et bien dormi. Nous sommes même allés chez Mc Do, et ça, c’est le top du top !

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Et samedi, quand Véronique est venue la rechercher, c’était ça :

La poupée est embarquée sur le dragon. Que de rires pour Clarisse !

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J’ai aussi pu annoncer une bonne nouvelle : l’oeil de Mika est totalement guéri. C’est un vrai soulagement car son premier ulcère avait mis plus d’un mois à cicatriser. Ouf !

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Depuis notre arrivée ici, j’étais très décue de constater que nous n’avions pas de coquelicots alors que nous en voyions plein en allant sur Voiron ou sur Grenoble. J’avais juste oublié que nous sommes un peu en hauteur, et de ce fait, les fleurs sont un peu plus tardives.

Des coquelicots, j’en ai plein mon jardin ! Avec ou sans pucerons, ça dépend des pieds !

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Et puis nous découvrons d’autres fleurs. J’ai des lys qui devraient bientôt fleurir, comme les yuccas dont les tiges de fleurs grandissent à vue d’oeil.

Toutes ces fleurs m’émerveillent au quotidien.

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A bientôt !

Catherine

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Bon anniversaire Augustin

Un an déjà…

C’est banal de le dire, mais ça passe drôlement vite !

Bon, on ne t’a pas beaucoup vu ces dernières semaines et tu n’es plus le bébé qui tenait à peine assis à Noël.

Voilà pour toi une panoplie de petit marin, un peu de lecture et des autos incassables.

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Tu vas être biau et fin bellot pour aller à l’île de Ré à la fin du mois.

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Aujourd’hui c’est ta journée, profites-en bien petit Augustin !

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⛵ 💙 ⛵ 💙 ⛵

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Bonne journée à tous,

Et particulièrement aux petits Gémeaux du jour !

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Catherine

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La vieillesse…

Je vous le dis moi, pas la peine de s’appeler Alain Delon pour dire que la vieillesse est un naufrage et qu’avec le temps on devient comme une vieille bagnole qui se déglingue de tous les côtés.

Dans même pas deux mois, j’aurai quatorze ans. Il faut que je tienne le coup. Elle y tient plus que tout au monde.

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Je fais vraiment ce que je peux, parce que je sens bien qu’elle est inquiète dès que mon comportement est un peu bizarre. Elle est inquiète quand je tremble. Elle est inquiète quand je pleure. Elle est inquiète quand je me promène la nuit. Elle est inquiète quand je bois trop…

Je n’entends plus grand chose, et je vois encore moins. Je me cogne partout : les murs, les meubles, les jouets … Je marche à tâtons. Je vacille. Je me casse la figure. Elle vient me relever quand elle me voit nager sur le carrelage.

Le seul moyen de me repérer est de me coller à elle. Sur ses pieds ou de préférence sur le canapé, tout contre elle. Je sens sa main qui a fini par avoir la forme de ma tête caresser le toupet blanc sur le sommet de mon crâne. C’est encore un moment de félicité, et je lui lance un regard plein d’amour de mon œil aveugle.

Je n’ai plus de contact avec les deux autres. Je peux même dire qu’ils sentent que je n’ai plus la gnaque d’autrefois. Mika ne me laisse pas approcher de la corbeille où il dort, et Elvis gronde dès que j’approche la gamelle qu’il s’est appropriée. Avant, c’était moi le chef, c’était moi qui faisais la loi.

Pour l’instant, j’arrive encore à aller faire un petit tour de jardin de temps en temps. Je dors beaucoup, et tellement profondément qu’elle vient parfois vérifier que je respire encore. Mais j’ai encore de beaux moments, l’un des meilleurs étant le médicament dans un apéricube.

J’en ai eu une belle vie. J’en ai fait des balades. J’adorais aller en vacances. Là, je sais qu’ils ne font pas de projets à cause de moi, parce que j’ai un peu tendance à m’oublier n’importe où. C’est lui qui ramasse. Je ne l’entends pas, mais je sais qu’il râle un peu.

Et dire que j’étais le roi des chiens il n’y a pas si longtemps. Plus beau qu’Alain Delon dans ma catégorie ! C’est pas pour rien qu’on m’appelait Monsieur Shanghai !

Je vous le dis, c’est dur de vieillir !

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A bientôt… j’espère !

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Vingt ans qu’elle nous manque

« Allô ma poule, c’est ta matante… hier un chardonneret était dans mon jardin, je suis sûre que c’est ta mère qui venait me faire un signe… elle me manque… « 

Combien de fois ma tante m’a parlé des chardonnerets que ma mère aimait tant ? Et combien de fois a-t-elle déploré le départ de sa soeur, sa cadette de six ans partie comme ça, pfffttt ?

C’était il y a vingt ans aujourd’hui. Et aujourd’hui quand je vois des chardonnerets dans mon jardin, je pense à ma mère et ma tante aujourd’hui réunies, ailleurs.

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On ne peut pas oublier une femme comme ma mère. Généreuse et attentionnée, elle a tout donné à son époux et ses enfants, jusqu’au bout.

Et pour finir, ce sont ses organes qui ont été offerts à des inconnus. C’est à travers ce témoignage que j’aimerais qu’on se souvienne d’elle. Elle aura été une sœur aimée, une épouse aimante, une mère et une grand-mère toujours présente. Elle aurait eu quatre vingts ans en mars dernier.

Au moment de l’annonce du décès de mon père et sous l’effet du choc, ma mère a été victime d’une hémorragie méningée le 16 mai 1999.

Après quelques jours de coma, elle semblait remonter la pente, mais était surveillée par les médecins comme le lait sur le feu : pendant une quinzaine de jours après une première hémorragie, le diagnostic restait réservé.

Malheureusement, moins de deux semaines après la première, ma mère a subi une deuxième hémorragie méningée à laquelle elle ne devait pas survivre. Elle décèdera au bout de huit jours de coma.

Pendant ces huit jours, et suite aux divers entretiens privés avec les médecins réanimateurs, nous nous sommes posé la question, mon frère, ma soeur et moi : « et si on nous demande pour le don d’organes, qu’est-ce qu’on fait ? ».

Nous pensions peu probable que l’on nous pose la question pour les organes de notre mère, âgée de 60 ans. Mais puisque nous étions dans le service de réanimation de neurochirurgie sur les murs duquel étaient épinglées plusieurs affiches d’information, nous étions donc conduits à réfléchir sur le sujet.

Et naturellement, la réponse était : « Si on nous demande, il faut dire oui ».

Il faut préciser que plusieurs fois au cours de sa vie, en plaisantant, ma mère avait dit : « Quand je mourrai, je veux qu’on m’enlève mon coeur, pour ne pas être enterrée vivante ! » Outre cette boutade, elle s’était à plusieurs reprises prononcée pour le don d’organes.

Le 4 juin au matin, j’ai été contactée par le médecin réanimateur qui suivait ma mère :elle était décédée. Elle avait subi deux électroencéphalogrammes qui s’étaient révélés plats, la mort cérébrale était prononcée. Elle avait l’apparence de la vie, uniquement maintenue par les appareils d’assistance respiratoire. Il voulait notre accord pour le prélèvement d’organes.

Nous avons pu voir notre mère en début d’après-midi … elle était comme les jours précédents. Nous avons pu lui dire au revoir. Le corps devait partir au bloc opératoire à 15 heures. A partir de ce moment là, nous avons été assistés par une infirmière coordinatrice (une jeune femme sensible et très à l’écoute des enfants un peu paumés que nous étions).

Après le prélèvement, elle nous a informés que le cœur, le foie, un rein, les cornées avaient été prélevés, et que le corps de notre mère avait été transféré au centre funéraire où nous pourrions la voir dès le lendemain.

Mon frère, ma soeur et moi redoutions cette visite. Dans quel état allions nous retrouver notre mère ?

Mon frère est entré le premier dans le petit salon. Il a sursauté et fait un pas en arrière. Ma sœur et moi nous attendions au pire. Et si elle était méconnaissable ? Et si elle avait été abîmée par les prélèvements ?

En fait, ce qui a choqué notre frère, c’est que notre mère était belle comme elle ne l’avait plus été depuis longtemps. Le masque de souffrance qu’elle avait arboré durant toute l’agonie de notre père s’était envolé. On aurait dit une poupée de porcelaine. Qu’elle était belle et paraissait si jeune !

Les médecins avaient fait très attention à restituer à ses enfants un corps présentable, et les thanatopracteurs du centre funéraire de Grenoble avaient fait un travail remarquable.

Si vous avez un doute aujourd’hui, je peux vous dire de ne pas avoir peur : le corps de la personne vous sera restitué tel que vous l’aimiez, même si les organes vitaux ont été prélevés.

Une dizaine de jours après le décès de ma mère, j’ai été appelée par l’infirmière coordinatrice qui nous avait si humainement assistés dans notre démarche. Le cœur de ma mère battait dans la poitrine d’une femme de 63 ans, son foie avait été greffé à un homme d’une quarantaine d’années. Je n’ai pas eu de détails pour les cornées et le rein. Quant aux vaisseaux, ils avaient été mis en culture et serviraient pour des interventions chirurgicales futures.

Ma mère n’est pas morte pour rien, et même si je ne saurai jamais si les receveurs ont survécu à leur greffe, il m’est bon de savoir que plusieurs familles ont eu un jour de l’espoir grâce à elle.

Voir également : Quinze ans aussi

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Je sors aujourd’hui de cette période la plus difficile de l’année. Pour beaucoup, les fêtes de fin d’année sont compliquées. Pour moi, c’est cette période du printemps qui pourtant devrait être heureuse puisque le 2 juin nous fêtons notre anniversaire de mariage.

Depuis vingt ans, je n’en ai plus le goût. Et cette année encore, la fête n’a pas eu lieu, même pour marquer nos quarante ans.

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A bientôt !

Catherine

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Blablabla

Petite forme, petit moral, …

Heureusement, le monde continue de tourner, et le jardin nous apporte chaque jour de jolies surprises.

Un seringa parfumé, des ancolies, deux radis piquants, des coquelicots en devenir, des géraniums sauvages, des lys qui ne veulent pas fleurir : tous les matins je fais le tour « du propriétaire » suivie de ma meute pour découvrir ce que la nuit a créé.

Et si je vous disais que nous nous sommes régalés ?

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La meute va mieux aujourd’hui qu’elle n’allait il a quelques jours.

L’ulcère à l’œil de Mika semble en bonne voie pour guérir sans complication. Ouf !

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Après plusieurs crises de convulsions épileptiformes bénines, Monsieur Shanghai doit désormais prendre un traitement de fond : des comprimés qu’il avale goulûment dans un Apéri-cube.

Chaque crise était impressionnante, mais celle de vendredi dernier m’a tétanisée par sa violence. Voir mon toutou parterre, secoué par ses spasmes que rien n’arrêtait, s’urinant dessus et bavant, tout en poussant des cris de douleur… je ne voudrais jamais revivre ça. J’ai même espéré pendant la crise que son cœur lâche et qu’il soit libéré.

Mais heureusement, le vétérinaire a confirmé que son cœur est solide et que cette crise n’était pas un accident vasculaire cérébral. Le traitement de fond prescrit va l’aider à finir sa vie sans secousses.

Il n’y a qu’Elvis qui ne pose pas de problème. Il vit sa vie tranquillement, copain tantôt avec Shanghai, tantôt avec Mika.

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Bon week-end à ceux qui font le pont de l’Ascension, et à bientôt !

Catherine

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Bonne Fête Maman

Dans quelques jours, il y aura vingt ans qu’elle est partie et malgré les années qui passent, elle me manque toujours autant.

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Je souhaite une heureuse fête des mères à vous tous qui aurez forcément une pensée pour votre maman.

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Et je souhaite une heureuse fête à toutes les mamans.

Je sais que les fleurs reçues ont parfois quelques épines, mais celles qui ne le sont pas sont porteuses de pieux qui se planteront dans votre coeur à jamais.

Je pense à vous

❤🌹 Merci 🌹❤

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A bientôt !

Catherine

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