Cette semaine on se baigne en Kellermann, puis on se détend avec un bon Agatha Christie.
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“The men, who started from different points along the coast, wore no clothes, but I was compelled to put on a bathing suit. Small as it was, it chafed me. When I finished, my flesh under the arms was raw and hurt fearfully.”(*)
Annette Kellermann (1917)
(*) Les hommes, qui partaient de différents points de la côte, ne portaient pas de vêtements, mais j’étais obligé de mettre un maillot de bain. Aussi petit soit-il, cela m’irritait. Quand j’ai fini, ma chair sous les bras était à vif et terriblement douloureuse.
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Chaque assassin est probablement le vieil ami de quelqu’un.
Agatha Christie
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Notre vie a été dérangée ces derniers temps, notre petite Clarisse ayant été, et étant toujours, bien malade. Le médecin a diagnostiqué un virus (sauf celui de la grippe ou du covid, puisque les tests étaient négatifs) et a prescrit du vogalène et du paracétamol, le genre d’ordonnance que j’aurais pu faire moi-même.
Jeudi après-midi, Jacques est allé la chercher sur Grenoble. Là où nous mettons moins de quarante minutes, il lui a fallu trois heures pour arriver ! Routes et autoroute étaient bloquées par des tracteurs et depuis je ne décolère pas. Je ne fais pas partie des plus de quatre-vingts pour cent de français qui soutiennent les moyens de pression choisis par les agriculteurs pour obtenir gain de cause auprès du gouvernement. Ces blocages des routes me sont inadmissibles.
Le retour à été un peu moins long, deux heures seulement. Mais ils ont dû passer de nuit par des petites routes au milieu de nulle part (autoroute fermée, routes détournées), des routes qui virent et revirent, avec une petite fille fiévreuse, au bout de sa vie.
En arrivant, Clarisse était blanche comme un linge et a vomi en fusée les quelques pâtes qu’elle avait avalées -son seul repas depuis le matin- sur ma petite table près du canapé.
Vendredi , journée encore très compliquée avec des pics de température à quasiment quarante.
Samedi, la température enfin retombée, elle a pu repartir chez elle avec sa maman… et se farcir de nouveaux blocages mal venus.
Ce matin, re-belote. Clarisse avait de nouveau de la température. Le médecin a remarqué un tympan rouge et a enfin décidé de traiter sa toux : antibiotiques (coup de chance, la pharmacie en avait en stock !)
Du coup, pas d’école demain, pas de ski mercredi, et jeudi sa maîtresse fait grève.
Jacques va aller la chercher demain en début d’après-midi. À quelle galère va-t’il devoir encore faire face ? L’autoroute est toujours fermée, et il reste de nombreux blocages/barrages entre ici et Grenoble. Les agriculteurs intouchables ont annoncé qu’ils resteront encore trois jours minimum sur les points de blocage de notre région.
la semaine dernière, Clarisse a vécu la même vie que son bonhomme de neige,
Resplendissante le samedi…

… de moins en moins bien à partir du mardi

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Aujourd’hui, c’est la journée internationale du puzzle (*1), ma dernière marotte. Ce qui est amusant, c’est que ma sœur tricoteuse/brodeuse adore aussi les puzzles, alors nous échangeons nos exploits via WhatsApp, en attendant de nous revoir et troquer nos boîtes.
Pendant que Jacques était parti jeudi après-midi, j’ai fait un petit trois cents pièces, délaissant du coup mes femmes illustres.

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Avant de partir samedi, Clarisse s’est fait un petit plaisir : démolir mes puzzle. Ah, ça va plus vite que les faire !

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Aujourd’hui, j’ai reçu une petite merveille de mille pièces :

mais avant, il faut vraiment que je finisse le pull brillant que je viens de commencer pour Clarisse.

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A bientôt !
Catherine
(*1)

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Situation sur la route ce mardi matin :




Je suis triste de savoir Clarisse encore bien malade. J’espère qu’elle va retrouver son énergie, débarrasser de ce virus inconnu ??? J’espère que ce sera moins galère pour Jacques. Quels supers grands-parents tous les 2
J’adore les puzzles aussi car cela permet « un vidage de tête « …. j’en ai fait sur internet aussi.
Envoie nous le beau sourire de Clarisse guérie, dommage pour la journée au 🎿.
Courage. Bisous.
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Coucou Monique,
Je crois que la journée ne va pas être facile encore ! Tout est bloqué dans le coin par les agriculteurs et les taxis. J’ai posté l’article du journal de ce matin à la fin de mon billet.
Dans l’histoire, c’est Clarisse qui en pâtit le plus et ça me met en colère.
Bisous à toi.
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